Vous êtes plombier à Bègles, boulanger à Talence, garagiste à Cenon. Vous avez demandé deux ou trois devis pour votre site, et vous vous retrouvez avec des propositions qui vont de 400 € à 4 000 € pour ce qui ressemble, sur le papier, à la même chose. Difficile d'y voir clair, et encore plus difficile de savoir laquelle vous coûtera le moins cher dans trois ans.
Cet article répond à la question du prix pour les artisans, commerçants, restaurateurs et petites entreprises. Si vous êtes praticien bien-être, le marché est un peu différent et il est traité dans notre article sur le prix d'un site pour praticien bien-être.
La vraie question n'est pas le prix affiché
Un devis de site web ne ment presque jamais. Il omet. Ce qu'il faut regarder, ce n'est pas la ligne du bas, c'est ce que vous aurez déboursé au bout de trois ans, et ce qu'il vous restera si vous arrêtez de payer.
Selon une analyse de devis concurrents menée sur 2025-2026, les coûts non anticipés peuvent représenter 30 à 50 % du budget total sur trois ans pour les projets qui ne les ont pas prévus (source : Krearise, analyse de devis 2025-2026). Autrement dit, le devis le moins cher au départ n'est pas souvent le moins cher à l'arrivée.
Les quatre façons d'avoir un site, et ce qu'elles coûtent vraiment
1. Le faire vous-même
Avec un constructeur de site ou une intelligence artificielle, un artisan peut sortir un site présentable en un week-end. Le coût direct est proche de zéro, et le résultat visuel est souvent correct.
Le coût réel est ailleurs. D'abord votre temps : si vous facturez votre journée 400 €, trois week-ends passés sur votre site ne vous ont rien économisé. Ensuite, ce que vous ne verrez pas : une page que Google n'a pas le droit d'indexer, aucune image de partage quand vous envoyez le lien sur WhatsApp, des pages qui n'existent dans aucun menu. Ces défauts ne se voient pas à l'œil nu, et le seul symptôme est le téléphone qui ne sonne pas. J'ai détaillé les six points à vérifier, en prenant l'exemple de mon propre site, dans cet article sur les sites faits avec l'IA.
2. Une plateforme par abonnement
Wix, Squarespace et les autres facturent entre 200 € et 420 € par an pour une formule professionnelle, soit 600 € à 1 260 € sur trois ans. C'est la solution qui paraît la moins chère le premier mois et qui devient la plus chère sur la durée.
Le vrai sujet n'est pas le tarif, c'est la propriété : le jour où vous arrêtez de payer, le site disparaît. Il n'y a pas de fichiers à récupérer, pas de sauvegarde exploitable ailleurs. Le détail technique de ce que ces plateformes permettent et ne permettent pas est dans notre comparatif entre un site Wix et un site dont vous êtes propriétaire.
3. Le « clé en main » vendu par téléphone, avec engagement
C'est la formule qui vise en priorité les artisans et les commerçants, parce qu'elle se vend par démarchage téléphonique et qu'elle se présente comme une simple mensualité. On vous annonce un montant par mois, un site livré rapidement, et la maintenance comprise.
Ce qui n'est pas mis en avant, c'est la durée d'engagement. Ces contrats courent souvent sur plusieurs années, parfois portés par un organisme de financement distinct du prestataire, ce qui rend la résiliation anticipée compliquée, voire impossible. À la fin, vous n'êtes pas davantage propriétaire du site qu'avec un abonnement classique.
Le réflexe à avoir avant de signer : ne regardez pas la mensualité, regardez la durée. Multipliez le montant mensuel par le nombre de mois d'engagement. Ce chiffre est le vrai prix de votre site. Posez ensuite la question qui tranche tout : « si j'arrête de payer demain, qu'est-ce qu'il me reste ? »
4. Un freelance ou une agence
Les agences bordelaises facturent un site vitrine entre 1 800 € et 4 500 € HT selon le niveau de prestation. Elles travaillent bien, mais leur structure a un coût que vous financez, et ce ticket d'entrée se justifie rarement pour un artisan ou un commerce de quartier.
Chez Digital-web33, un site vitrine de cinq pages commence à 390 €, livré en quatorze jours. C'est un investissement unique : le code vous appartient, il n'y a pas d'abonnement obligatoire.
Le calcul sur trois ans, à faire avec vos chiffres
Plutôt qu'un comparatif générique, prenez le montant qu'on vous propose et posez-le en face.
| Ce qu'on vous demande par mois | Sur 3 ans | Propriétaire à la fin ? |
|---|---|---|
| 19 € | 684 € | Non |
| 49 € | 1 764 € | Non |
| 99 € | 3 564 € | Non |
| Digital-web33, une fois | 390 € et environ 15 € par an de nom de domaine | Oui, dès la livraison |
La dernière ligne ne bouge pas avec le temps. Les trois autres continuent de courir tant que vous payez, et s'arrêtent avec votre site le jour où vous résiliez.
Ce qui est inclus, et ce qui se facture en plus
Autant être précis, parce que c'est exactement là que les mauvaises surprises se logent.
Compris dans les 390 € : la conception du site, le référencement local intégré dès la construction et non vendu après coup, le nom de domaine offert la première année, l'hébergement, et une formation pour que vous puissiez modifier vos textes, vos tarifs et vos photos sans dépendre de personne.
Facturé en plus : le nom de domaine à partir de la deuxième année, de l'ordre de 15 € par an. Et les interventions techniques que vous ne souhaitez pas faire vous-même, à 50 € de l'heure, à la demande. Pas d'abonnement, pas de forfait de maintenance obligatoire.
Un point sur lequel je suis clair dès le départ : je ne développe ni vente en ligne ni module de réservation. Pour la plupart des commerces de proximité et des restaurants, c'est une dépense qui ne se rentabilise pas, et une usine à gaz à maintenir. Si vous utilisez déjà un outil de réservation, on met simplement un lien vers lui.
Ce qui fait réellement varier un devis
À prestation comparable, quatre choses font monter un prix, et ce sont les seules à discuter sérieusement :
- Le nombre de pages. Cinq pages couvrent la grande majorité des besoins d'un artisan ou d'un commerce. Une page par prestation ou par commune d'intervention se justifie quand vous visez plusieurs villes.
- Les contenus. Si vous fournissez vos textes et vos photos, le travail est plus court. S'il faut tout rédiger et faire les photos, c'est un vrai poste de travail, à chiffrer à part.
- La reprise d'un site existant. Migrer un site déjà référencé demande des redirections précises pour ne pas perdre les positions acquises. C'est technique, et une migration bâclée fait chuter un site dans les résultats.
- Les fonctionnalités réelles. Un formulaire de contact, une carte, une galerie : compris. Un espace client, un suivi de chantier, un outil de gestion : ce n'est plus un site, c'est une application métier, et ça se chiffre différemment.
Ce qui change selon votre métier
Le prix bouge peu d'un métier à l'autre. Ce qui change, c'est ce que le site doit faire :
- Artisan : des photos de chantiers réels, votre zone d'intervention explicite, et vos qualifications ou assurances visibles. Le détail est sur la page création de site web pour artisan.
- Commerçant : horaires, adresse et téléphone en premier, cohérents avec votre fiche Google, et une description précise de ce que vous vendez. Voir la page création de site web pour commerçant.
- Restaurateur : une carte lisible sur téléphone, jamais en image ni en PDF qui force le téléchargement. Voir la page création de site web pour restaurant, et les huit erreurs qui font fuir les clients en cinq secondes.
- Profession libérale : vos prestations, vos conditions et vos délais écrits noir sur blanc, pour filtrer les appels. Voir la page création de site web pour profession libérale.
Le coût de ne pas en avoir
En France, 64,6 % des TPE et PME disposent d'un site internet (Baromètre France Num 2025, Direction générale des Entreprises). Mais avoir un site ne suffit pas : parmi celles qui en ont un, seules 51 % estiment qu'au moins 5 % de leurs clients viennent d'internet. Un site qui existe sans être trouvé ne rapporte quasiment rien, quel que soit son prix.
C'est pour ça que le référencement local ne devrait jamais être une option vendue en supplément. La méthode complète est dans notre guide du référencement local pour TPE, artisans et commerçants à Bordeaux.
Questions fréquentes
Un site à 390 €, ce n'est pas trop beau pour être vrai ?
Le prix s'explique par deux choses : il n'y a pas de structure d'agence à financer, et le socle technique est éprouvé et réutilisé d'un projet à l'autre, ce qui évite de tout reconstruire à chaque fois. Ce n'est pas un travail au rabais, c'est un travail sans intermédiaire. En revanche, si votre projet demande beaucoup de pages, de la rédaction complète ou une migration délicate, le devis monte, et je vous le dis avant de commencer, pas après.
Qu'est-ce qui me reste si j'arrête de travailler avec vous ?
Le site, le code et le nom de domaine, enregistré à votre nom. Vous pouvez le confier à un autre développeur ou le faire héberger ailleurs. C'est la différence de fond avec une formule par abonnement, et c'est la première question à poser à n'importe quel prestataire, y compris à moi. Les quatre autres sont dans cet article.
Combien coûte l'entretien du site une fois qu'il est en ligne ?
Le nom de domaine, environ 15 € par an à partir de la deuxième année. L'hébergement est inclus. Vous modifiez vos textes, vos tarifs et vos photos vous-même grâce à la formation livrée avec le site. Pour une intervention technique que vous ne voulez pas faire, c'est 50 € de l'heure, à la demande. Rien d'obligatoire, rien de mensuel.
On me propose un site à 89 € par mois avec maintenance incluse, est-ce une bonne affaire ?
Faites la multiplication avant de répondre. À 89 € par mois sur quarante-huit mois d'engagement, le site vous coûte plus de 4 000 €, et vous n'en êtes pas propriétaire à la fin. Demandez systématiquement, par écrit, la durée d'engagement et ce qu'il advient du site en cas de résiliation. Une réponse évasive à cette question écrite est en soi une réponse.
Mon site actuel est vieux, faut-il tout refaire ?
Presque jamais. Dans la plupart des cas, le site est correct et il manque des réglages : titres de page sans le métier ni la ville, images trop lourdes, fiche Google incohérente avec le site. Une correction ciblée coûte bien moins cher qu'une refonte. Méfiez-vous de tout prestataire qui propose de tout reconstruire avant même d'avoir regardé l'existant.
Est-ce que le site doit inclure une boutique en ligne ?
Pour un commerce de proximité, rarement. Une boutique en ligne suppose de gérer un stock, des paiements, des livraisons et des retours, c'est-à-dire un second métier. Je n'en développe pas, et c'est assumé. Un site vitrine qui vous fait trouver par les gens de votre ville rapporte généralement bien plus qu'une boutique en ligne que personne ne visite.
En combien de temps le site est-il en ligne ?
Quatorze jours en moyenne à partir du moment où vous avez fourni vos textes, vos photos et vos informations pratiques. Le délai dépend surtout de votre réactivité sur ces éléments, pas du développement.
Vous avez reçu un devis et vous voulez un avis dessus ? Je le regarde gratuitement et je vous dis ce que j'en pense, même si la réponse est que l'offre est correcte et qu'il faut la signer. Me contacter →




